Quelques annonces pour commencer :
* NOTEZ BIEN que la prochaine réunion de la CSVP Notre-Dame des Champs aura lieu le MERCREDI 7AVRIL et non le 13 comme il était prévu.
* On propose à toutes les Conférences Saint-Vincent un Pèlerinage à Chartres le week-end du 5 juin
*Le week-end prochain, les 27 et 28 mars, un pèlerinage des étudiants est organisé à Chartres (par Alban entre autres !). Pour plus de renseignements : http://chartres.meci.org
Nous avons ensuite réfléchi sur la forme de nos réunions, chacun apportant ses propositions.
Ont été retenues :
-Inclure un temps de prière un peu plus long, et plus joyeux (chants, etc.)

-Continuer à partager sur nos activités de bénévolats
-Conserver également le partage autour de l'évangile du dimanche suivant (avec quelques réflexions d'Etienne en entrée, ou de ceux qui se sentent d'en préparer !) Guyonne s'est portée volontaire pour la prochaine fois !
-Emettre des idées sur des sujets que l'on souhaite aborder
-Organiser à un moment donné un dîner un peu festif
Le texte du jour était l'évangile de l'enfant prodigue.

Je vous livre quelques réflexions d'Etienne, autour de ce texte, qui nous invite à réfléchir à ce que sont le pêché, le salut et la miséricorde.
Le pêché est une volonté d'autonomie de l'homme par rapport au Père, une vie de désordre, de jalousie et de calcul. On remarque que dans le cas des deux fils de l'évangile, le père fait exploser ces logiques perverses de calcul.
Ce n'est qu'à la lumière de l'Amour de Dieu que l'on peut dire qu'un pêché est un pêché. Ce n'est qu'en reconnaissant Dieu dans ma vie que je découvre la profonde séparation qui existe entre Lui et moi : le pêché originel, certes, car nous y sommes tous pris, mais également notre propre pêché à chacun.
Un des signes du pêché c'est qu'il s'agit d'un lieu de division (du diable, diabolos, qui signifie "celui qui divise"), contrairement à l'Esprit, qui unifie.
On peut se poser comme question : "J'ai reçu la grâce du baptême, comment y suis-je fidèle ?"
Si un membre est malade, c'est tout le corps qui est malade, rappelle Saint Paul. D'où l'exigence de la conversion, il faut se convertir chaque jour.
Attention, nous ne sommes pas appelés à une culpabilité mortifère, mais à une contrition.
Et pardonner, n'est pas oublier. Il nous faut prendre les moyens qui s'imposent afin de ne pas recommencer.
Oui, il faut lutter contre le pêché. Mais le plus important est dans le Salut et la Miséricorde que Dieu nous donne jour après jour : C'est sur celles-là qu'il faut se concentrer, pour se relever, et repartir à la suite du Christ !
Le pardon est un retour à la vie.
Où que l'on soit, et surtout dans des lieux de pêchés, loin du Père, Il est avec nous. L'étymologie nous le rappelle : Jésus signifie "Dieu sauve", et Emmanuel "Dieu avec nous".
Notre Dieu est un Dieu qui n'a de cesse d'aller à la rencontre de l'homme, d'être miséricordieux, c'est-à-dire, ému au plus profond des ses entrailles.
La miséricorde est en effet une notion hébreuse qui signifie "entrailles" : les hébreux les considéraient comme le siège des sentiments, et elles désignent également l'attachement de Dieu à l'être humain.
Ce texte nous rappelle que ce n'est pas "la loi" qui sauve mais l'Amour. Le fils aîné ne faisait que suivre la loi, ce qui a créé en lui jalousie et calcul.
Il faut souligner également combien l'amour chrétien est exigeant : c'est de la CROIX dont il s'agit ! Le vivre pleinement, c'est mourir à ce que l'on est, à ce que l'on croit, pour ressusciter à la vie de Dieu. Il nous faut aimer jusqu'au bout, comme Jésus nous a aimé jusqu'au bout. D'où l'importance de l'Eucharistie, qui est LE lieu d'action de grâce par excellence.

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